To bib or not toubib

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Depuis plusieurs jours, je souffre de violentes douleurs dans le mollet ; la majorité d’entre vous pense à une simple contracture musculaire et c’est aussi comme ça que je démarre. Pour finir par me monter un scénario digne de William Joseph Bell (cf. : « Les Feux de l’Amour »).

Ce matin, c’est décidé, j’ai une phlébite : pourquoi et comment mon esprit en est arrivé là ou le récit d’une journée finalement bien comme les autres

Et si c’était « la faute à Johnny » ?
 

D’un naturel très angoissé voire paniqué, on ne me classe pourtant pas dans la catégorie des hypocondriaques. Force est de constater que je suis cependant une véritable éponge.

Depuis ce 6 décembre, mon conscient ingurgite un nombre incalculable d’informations sur la fin de vie de Johnny, sur le décès de Johnny, sur les hommages rendus à Johnny, sur la cérémonie d’hommage parisienne de Johnny, cercueil blanc et famille éplorée à l’appui. Ce flot de tristesse m’amène à penser « à l’insu de mon plein gré » que, comme Johnny, cela va m’arriver incessamment sous peu. Il souffrait d’insuffisance respiratoire ? J’ai du mal à respirer ET donc : « tu ne vas pas tarder à le rejoindre ! », me souffle mon subconscient ; une douleur au mollet ? IL décide que c’est une phlébite qui va déclencher une détresse respiratoire ; ce qui va fatalement m’envoyer au plus près de Johnny. J’arrive à me créer des symptômes, un talent dont je me passerais bien volontiers

Ma raison accepte la douleur et la classe dans la normale ; mon subconscient la transforme en mort prochaine et subite

Plutôt que d’affronter la situation, je choisis de l’éviter : j’ai commencé par changer de chaîne et mettre une connerie hypnotique : Secret Story. Ça oui c’est bien léger. Premières images ? La Voix leur annonce la mort de Johnny ! Bien, regardons plutôt un film cul-cul la praline spécial détente : Dirty Dancing

« Johnny, arrête de courir après ton destin comme un cheval sauvage ! »

Mauvaise idée la télé, mettons nous un peu de musique : « je n’étais qu’un fou mais par amour lalala ». Pas grave, passons de Chérie FM à NRJ « Allumez le feu ! Allumez le feu (euheuh) ! ». Un bouquin, tiens, ça fait longtemps  : « au hasard de la rue Mirabeau, alors qu’elle ne s’attendait pas à le croiser après 15 ans, il lui apparut tel un mirage ; il n’était plus en train d’élever des chèvres au Pérou. Non, il était bien là, face à elle, avec un [très moche] bonnet péruvien : Johnny était toujours en vie » ok !! La fuite n’est visiblement pas la solution

Quand le mental s’en prend au physique

 
Coutumière du fait, je reste pourtant stupéfaite de voir l’impact que mon subconscient peut avoir sur mon état physique. Aujourd’hui, à bout de souffle, j’ai atterri chez le médecin, prise en sandwich entre peur, honte, tristesse devant cet état que je n’arrive toujours pas à contrôler.

Je suis là, je m’excuse, je plains mon entourage de supporter le boulet que je suis, j’ai honte parce que je connais de vrais malades qui affrontent courageusement la « vraie » maladie.

« Vous devez accepter que vous êtes malade »

 
Ces maux physiques sont le reflet de mes maux intérieurs ; ces maux physiques sont la répercussion de mes scénarios intérieurs. Et je dois l’accepter

La douleur physique est pourtant bien là et mon pouls bat à 110 au repos : assez pour écoper d’une prise de sang probablement inutile pour éliminer une phlébite. Si c’est positif, je dois revenir

Je me surprends à espérer que ce soit le cas, pour pouvoir dire « vous voyez que je ne suis pas si amochée que ça ! »

Et pourtant, en mon fort intérieur, je suis convaincue que je suis seulement amochée.

Pas de phlébite, retour au point de départ

Comme souvent, ce n’était rien. Ce n’était rien physiquement. Un nouveau coup dur pour mon jumeaux maléfique « moral »

Une question m’a été posée à deux reprises aujourd’hui : « Vous avez toujours été comme ça ? »

Non, je ne suis pas née comme ça, je le suis devenue. Et c’est la vie qui m’a transformée

Prenez tous bien soin de votre jumeau maléfique, histoire qu’il n’abîme pas trop votre physique ; essayez également d’accepter les personnes amochées de la vie, elles ne sont pas responsables de leurs maux. Elles essayent de vivre avec sans trop vous les imposer. C’est une lutte souvent quotidienne même si le résultat n’est souvent pas à la hauteur de vos et de leurs espérances

On trimbale tous nos casseroles, les miennes font peut-être plus de bruit parfois ; mais promis, pour vous, pour eux : je me soigne

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