Ah que Bye-Bye

Toute la musique que j’aime

 

Mercredi 6 décembre, 8h, réveillée par mon cher et tendre « t’as vu Johnny est mort ? »

Première réaction « oh putain mon fil d’actualités Facebook… », rapidement balayée par un étonnant sentiment de tristesse. Etonnant ? Pas tant que ça finalement

J’ai découvert Johnny alors que j’étais plongée dans une phase bien ingrate de mon existence : l’adolescence. Alors éperdument amoureuse de son fils David qui chantonnait un « High » qui me portait toujours plus haut à la vue de son physique de mannequin, on ne pouvait évoquer l’un sans entendre parler de l’autre. Et puis pour avoir le fils, il faut bien s’intéresser à sa famille.

Vient ensuite l’époque des « Guignols de l’Info » et de la célèbre boîte à coucou ; puis celle des histoires d’amour où j’ai tant rêvé qu’un de mes prétendants m’écrive un texte comme « Je te promets ». Et toutes ces fois où j’ai souhaité m’appeler Laura ou Marie pour avoir ENFIN une vraie belle chanson qui porte mon prénom.

Depuis ce matin, je me surprends à chantonner du Johnny ; aidée, il est vrai, par les 32 émissions hommage déjà diffusées sur la plupart des chaînes nationales. On se le disait déjà depuis un bon moment : le décès de Johnny n’allait pas épargner notre télévision. Même mon sacro-saint téléfilm de Noël a été balayé par un 33ème hommage télévisuel. Il n’est que 14h. Dieu que ça va être long !

Pourtant et assez naïvement, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour sa femme et ses enfants ; star ou pas, la douleur doit sans doute être semblable. Est-on plus entouré ? Probablement. Plus aimé parce qu’il l’était ? Il y a des chances. La mort nous remet-elle sur un même pied d’égalité en terme de douleur ? Au moment de la perte d’un être cher, sommes-nous finalement tous semblables à Laetitia ou ses enfants ?

Je me remémore alors le décès de mon père ; il était important d’avoir tant d’amis auprès de nous, auprès de lui, signe ultime de l’affection qui lui était portée. Presque rassurant de se dire qu’il n’avait pas vécu pour rien, comme si cela rendait temporairement son départ moins douloureux.

J’aurais aimé qu’il lui soit rendu un hommage « à la Johnny » : pour moi, il le méritait aussi.

Mon fil Facebook ressemble bien à ce que j’avais imaginé, mon compte Instagram voit fleurir des photos de sa femme et de ses enfants ; entre voyeurisme et tristesse, je me remémore les heures, les jours, les semaines qui ont suivi le décès de mon père. Comme si je pouvais imaginer la tristesse de ses proches aujourd’hui. Et la partager. Comme si, d’ailleurs, cela avait une quelconque importance.

Alors offrons à chacun le temps dont il aura besoin pour pleurer celui qui faisait visiblement partie de nos vies. Parce que nous aimions l’artiste, une partie de son oeuvre voire une chanson ; ou simplement parce que, nous aussi, la mort nous effraie.

Salut l’artiste

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